Turquie: l'avion du chef d'état-major libyen n'a pas explosé en vol, selon un rapport
Les forces armées turques gardent le site du crash d'avion qui a coûté la vie au chef d'état-major de l'armée libyenne, le général Mohammed Ahmed al-Haddad, et à quatre de ses collaborateurs près de la capitale, Ankara. ©VOLKAN NAKIBOGLU / AFPTV / AFP

L’avion privé transportant le chef d’état-major libyen, qui s’est écrasé fin décembre près d’Ankara, n’a pas explosé en vol, selon un rapport préliminaire cité jeudi par l’agence de presse étatique Anadolu.

D’après les premières conclusions des enquêteurs communiquées par le bureau du procureur d’Ankara, le Falcon 50, à bord duquel se trouvaient également quatre conseillers du chef d’état-major libyen et trois membres d’équipage, dont deux Français, s’est écrasé contre une colline alors que ses moteurs tournaient «à plein régime».

Les enquêteurs estiment que l’appareil était encore en un seul morceau au moment du crash, survenu le 23 décembre au soir, sans toutefois se prononcer à ce stade sur la cause exacte de l’accident.

Dans les heures ayant suivi le drame, des médias turcs avaient diffusé des images amateurs montrant le ciel s’illuminer, tandis que des habitants affirmaient avoir entendu une détonation comparable à une explosion.

Les autorités turques avaient rapidement indiqué que l’avion, qui avait décollé environ 40 minutes plus tôt de l’aéroport d’Ankara Esenboga à destination de Tripoli, avait été victime d’un «dysfonctionnement électrique».

Elles avaient ensuite précisé que la boîte noire, retrouvée le lendemain, serait analysée dans un «pays neutre».

Le 1ᵉʳ janvier, le gouvernement de Tripoli a annoncé que le Royaume-Uni avait accepté de procéder à l’analyse de l’enregistreur de vol.

L’appareil, construit par Dassault Aviation, avait été affrété auprès de la compagnie maltaise Harmony Jets, dont la flotte est entretenue à Lyon, en France.

AFP

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