Israël a annoncé lundi sans en préciser la date une «réouverture limitée» du poste-frontière de Rafah, entre la bande de Gaza et l'Égypte, prévue par l'accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.
«Dans le cadre du plan en 20 points du président Trump, Israël a accepté une réouverture limitée du passage frontalier de Rafah, réservée aux piétons et soumise à un mécanisme d'inspection israélien complet», a écrit le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou sur le réseau social X.
Le poste-frontière de Rafah est un point d'entrée essentiel de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza. Sa réouverture est réclamée de longue date par les Nations-unies et la communauté humanitaire.
Mais malgré l'entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza le 10 octobre, les autorités israéliennes ne l'ont pas autorisée, invoquant le fait que le Hamas n'a pas encore restitué le corps du dernier otage israélien retenu à Gaza, le policier Ran Gvili, et la nécessité d'une coordination avec l'Égypte.
Dimanche, des médias israéliens ont rapporté que les émissaires du président américain Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, avaient exhorté le Premier ministre Netanyahou à rouvrir Rafah sans attendre la restitution de la dépouille de Ran Gvili.
La famille de l'otage avait, elle, appelé les autorités israéliennes à ne pas passer à la phase deux du cessez-le-feu sans restitution.
«Opération ciblée»
L'armée israélienne «mène actuellement une opération ciblée afin d'exploiter toutes les informations recueillies dans le but de localiser et de ramener l'otage décédé, le sergent-chef Ran Gvili», a écrit le bureau du Premier ministre.
«Une fois cette opération terminée, et conformément à ce qui a été convenu avec les États-Unis, Israël ouvrira le point de passage de Rafah», a-t-il ajouté.
MM. Kushner et Witkoff sont arrivés dimanche en Israël pour des discussions sur l'avenir de la bande de Gaza.
Selon les médias israéliens, l'amiral Brad Cooper, chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) est également dans le pays.
Après l'annonce par les États-Unis du passage à la deuxième étape du plan Trump, le président américain a révélé la semaine dernière au Forum économique mondial de Davos son projet pour un «Nouveau Gaza», censé transformer le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer.
La deuxième étape du plan prévoit le désarmement du mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, le retrait progressif de l'armée israélienne qui contrôle encore environ la moitié du territoire et le déploiement d'une force internationale.
Si la trêve a mis fin aux bombardements israéliens massifs de Gaza, en proie à une grave crise humanitaire, les deux parties s'accusent quotidiennement d'en violer les termes.
AFP



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