De nouveaux détenus de l'EI transférés de Syrie vers l'Irak
Un combattant rebelle syrien brandit un drapeau islamiste noir portant la chahada (la profession de foi affirmant la croyance en un seul Dieu et la reconnaissance de Mohammed comme prophète), alors qu’il se trouve dans la cour de la mosquée omeyyade du VIIIᵉ siècle à Damas, le 10 décembre 2024. ©Louai Beshara / AFP

Des centaines de détenus du groupe État islamique (EI) étaient transférés samedi de Syrie vers l'Irak, deuxième opération depuis l'annonce par les États-Unis de leur intention d'y transférer des milliers de prisonniers jihadistes, ont indiqué à l'AFP deux responsables irakiens de la sécurité.

«Le transfert des prisonniers est en cours, les forces américaines transportant les détenus par voie terrestre et aérienne», a déclaré l'un d'eux, ajoutant que «jusqu'à 1.000 détenus de l'EI devraient arriver aujourd'hui en Irak».

Une autre source sécuritaire a confirmé que le transfert était en cours, précisant que les détenus, parmi lesquels des Irakiens et des Européens, seront répartis dans au moins trois prisons en Irak.

Ce groupe est le deuxième parmi les jusqu'à 7.000 suspects de l'EI, auparavant détenus par les combattants kurdes syriens, que l'armée américaine a dit vouloir transférer en Irak après la reprise par les forces gouvernementales syriennes de territoires tenus par les Kurdes.

Des Européens figuraient aussi parmi les 150 détenus de haut rang de l'EI, qui ont été les premiers à être transférés mercredi, avaient indiqué vendredi à l'AFP deux responsables irakiens.

Le transfert devrait s'étaler sur plusieurs jours.

L'Irak a annoncé jeudi lancer des procédures judiciaires contre ces prisonniers.

Les tribunaux irakiens ont par le passé condamné à la peine de mort et à la prison à vie des centaines de personnes, dont de nombreux combattants étrangers, certains transférés de Syrie.

Selon un des responsables sécuritaires irakiens, une commission regroupant le ministère de la Justice, l'armée de l'air et les forces antiterroristes a été mise en place pour coordonner les transferts.

En 2014, l'EI s'est emparé de vastes territoires en Syrie et en Irak, commettant des massacres et réduisant des femmes et des filles en esclavage sexuel.

Appuyé par une coalition menée par les États-Unis, l'Irak a proclamé la défaite du groupe en 2017. En Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont défait l'EI deux ans plus tard.

Les FDS ont ensuite incarcéré des milliers de jihadistes présumés et placé des dizaines de milliers de leurs proches dans des camps.

AFP

 

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