Un protocole de coopération a été signé vendredi à Beyrouth entre l’Administration des chemins de fer et du transport combiné et l’Administration de l’exploitation du port de Tripoli, dans le but de relancer la ligne ferroviaire reliant le port de Tripoli à la frontière libano-syrienne, un projet qualifié de priorité nationale par le ministère des Travaux publics et des Transports.
Lors de la cérémonie, le ministre des Travaux publics et du Transport, Fayez Rasamny, a souligné que la réactivation de cette ligne ferroviaire représente un levier stratégique pour le Liban, permettant de renforcer l’intégration du pays dans les chaînes logistiques régionales et internationales et de réduire les coûts économiques liés à l’absence de transport ferroviaire, notamment la consommation de carburant, le temps perdu dans les embouteillages et les accidents routiers.
Le protocole prévoit la réalisation d’une étude de faisabilité économique et technique complète. Celle-ci devra évaluer les coûts d’investissement et d’exploitation, la demande potentielle, les exigences institutionnelles et techniques, ainsi que les risques associés. Les résultats détermineront le modèle de mise en œuvre le plus adapté, avec la possibilité de recourir à un partenariat public-privé, jugé par le ministre comme le cadre le plus approprié pour ce type de projet structurant.
Selon M. Rasamny, le choix de l’axe Tripoli‑frontière syrienne repose sur plusieurs critères: la continuité naturelle avec le réseau ferroviaire syrien, la présence d’infrastructures existantes au port de Tripoli et la faible exposition aux empiétements fonciers par rapport à d’autres tracés. Le projet permettra de créer un lien direct entre le transport maritime et le transport ferroviaire, renforçant le rôle logistique du port de Tripoli à moyen et long terme.
Le ministre a également rappelé que l’État libanais doit prioriser ses projets d’investissement en fonction de ses capacités financières et des réformes en cours, mais que l’intérêt international pour le secteur des infrastructures reste soutenu. Il a insisté sur l’importance de planifier le projet de manière méthodique et durable, afin que la ligne ferroviaire puisse devenir un actif productif et non un simple projet ponctuel.
La signature du protocole marque le lancement officiel d’un processus visant à transformer cette ligne historique en un axe opérationnel et intégré dans le système de transport national, avec pour ambition de soutenir la croissance économique et la compétitivité du Liban dans la région.
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