Issey Miyake, Van Noten, Owens: trois visions de l’hiver masculin à la Fashion Week de Paris
Un mannequin présente une création d’Issey Miyake pour la collection prêt-à-porter homme automne-hiver 2026/2027 dans le cadre de la Fashion Week masculine de Paris, le 22 janvier 2026. ©Ian LANGSDON / AFP

La Fashion Week masculine de Paris se poursuit avec des collections hivernales audacieuses et contrastées. Jeudi, les maisons Issey Miyake, Dries Van Noten et Rick Owens ont dévoilé des vestiaires mêlant fluidité, couleurs vives, imprimés et matériaux innovants, de la légèreté des sarouels et tuniques aux manteaux en kevlar, en passant par des accessoires iconiques ou décalés. Entre expérimentation stylistique et hommage à l’âge adulte, les créateurs explorent des univers très distincts tout en confirmant la diversité et la richesse de la mode masculine contemporaine.

La maison japonaise Issey Miyake a présenté jeudi à Paris, au troisième jour de la semaine de la mode masculine, la nouvelle collection toute en fluidité et haute en couleurs de son label IM Men.

Dévoilé au cœur du Collège des Bernardins, ce nouveau vestiaire hivernal de la griffe baptisé formless form, soit «forme informe» en français, porte bien son nom.

Les manteaux sont longs et amples, tout comme les pantalons portefeuille et les sarouels qui dansent au rythme des pas des mannequins et sur lesquels se superposent de grandes tuniques.

Certains pantalons et doudounes semblent taillés dans des couettes.

La cravate se porte démesurément longue ou bien relevée sur l'épaule, tandis que les écharpes se multiplient pour faire des ponchos.

Aux premières silhouettes vêtues de noir, blanc, beige ou encore marron succèdent des tenues hautes en couleurs. Le rose vif s'associe à l’orange ou au violet, le bleu au jaune, le tout relié par un dégradé de vert.

L'ensemble s'accompagne de bottines très souples ou de tennis, de bonnets de docker et de chapeaux cloches munis d'écharpes intégrées.

«Passage à l'âge adulte»

Les couleurs étaient également présentes chez Dries Van Noten, dans une palette plus profonde et surtout à travers une profusion d'imprimés, véritable signature de la maison belge.

«Dans cette deuxième collection homme, je voulais explorer l'idée du passage à l'âge adulte», explique le créateur Julian Klausner.

Devenus grands, les enfants emportent ainsi avec eux les «fleurs de la mère», qui s'invitent sur les manteaux, les doublures de vestes en vinyle noir plus ou moins longues ou encore sur des kilts, ou «le manteau du père», un trench souple orange vif ou une grande parka verte.

Les pantalons se déclinent en carreaux, en flanelle de tartan ou même en laine unie. La maille est par ailleurs omniprésente, que ce soit à travers des manteaux longs, des pulls à col montant ou sans manche façon étudiant d'Oxford.

Les capes sont de sortie, dont l'une grise et incrustée de petits bijoux.

Le tout accompagné de bonnets péruviens, de lunettes aviateur et de chaussures de boxe montantes.

Autre ambiance chez l'Américain Rick Owens. Fidèle à son style underground, le maître du gothique a présenté au Palais de Tokyo une collection intitulée «Tower» aux silhouettes fluides, avec des manteaux en cuir à grands cols, des shorts effilochés, des bottes géantes dotées de poches latérales et des masques en macramé dont les fils tombaient jusqu'aux genoux.

Le vestiaire, dans une palette sombre, comme d'habitude chez le créateur, comprenait également des pièces en kevlar, une fibre cinq fois plus résistante que l'acier, avec laquelle sont généralement fabriqués les gilets pare-balles.

Avec AFP

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