Washington ferait pression sur Bagdad pour exclure les milices pro-iraniennes du pouvoir
Des membres des Forces de mobilisation populaire irakiennes portent les cercueils symboliques du commandant des Gardiens de la révolution iranienne Qasem Soleimani (à droite) et du commandant irakien Abu Mahdi al-Muhandis (à gauche) lors d'une cérémonie organisée le 2 janvier 2026 sur la route de l'aéroport international de Bagdad, afin de commémorer le sixième anniversaire de leur mort dans une frappe américaine par drone. ©Ahmad Al-Rubaye / AFP

Washington exercerait de fortes pressions sur la classe politique irakienne afin de former un gouvernement excluant les puissantes milices soutenues par l’Iran, allant jusqu’à menacer de suspendre l’envoi de dollars en espèces provenant des ventes de pétrole irakien si ses exigences ne sont pas satisfaites, selon le quotidien américain Financial Times.

Ces avertissements auraient été transmis lors de réunions tendues avec des dirigeants irakiens chargés de la formation du gouvernement, au cours desquelles les États-Unis ont formulé plusieurs demandes précises, dont l’éviction d’Adnan Fayhan, ancien membre de la milice Asaïb Ahl al-Haq, de son poste de premier vice-président du Parlement, ainsi que la présentation d’un plan crédible de désarmement rapide des groupes armés.

Le quotidien souligne que l’économie irakienne est particulièrement vulnérable à une telle menace : depuis l’invasion américaine de 2003, l’Irak dépend d’un mécanisme exceptionnel d’acheminement de liquidités en dollars, indispensable au fonctionnement de son système financier.

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