Un changement de régime, seule solution pour l'«avenir du peuple iranien»
À Davos, Herzog soutient que le peuple iranien mérite le changement et juge le régime des ayatollahs fragile, dans un contexte de manifestations et de répression massive. ©SAUL LOEB/AFP

Un changement de régime en Iran est la seule solution pour «l'avenir du peuple iranien», a déclaré jeudi le président israélien Isaac Herzog au Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

«L'avenir du peuple iranien ne peut passer que par un changement de régime et cela doit se faire dans le cadre du peuple iranien (avec le soutien) de la communauté internationale», a déclaré M. Herzog après plusieurs semaines de manifestations et de répression en Iran.

«Le peuple iranien aspire au changement, le peuple iranien mérite le changement», a-t-il poursuivi, «il est clair pour moi que le régime des ayatollahs est dans une situation plutôt fragile».

L'Iran et Israël se sont livré en 2025 une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées.

Depuis le début des années 2000, alors qu'il était encore dans l'opposition et plus encore au long de ses plus de 15 années cumulées à la tête du gouvernement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a élevé la République islamique d'Iran et son programme nucléaire au rang de menace existentielle pour la survie d'Israël.

Déclenchée le 28 décembre par des protestations contre le coût de la vie, la mobilisation en Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique.

La télévision d'État iranienne a annoncé mercredi que 3.117 personnes avaient été tuées lors du mouvement de contestation, dans un premier bilan officiel très inférieur à ceux avancés par des défenseurs des droits humains.

Le 5 janvier, l'Iran a accusé Israël de chercher à «saper l'unité nationale» après que M. Netanyahou a déclaré être «solidaire du combat» du peuple iranien.

Lundi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a imputé à des «pressions» israéliennes la décision du forum de Davos d'annuler sa venue au vu de la répression de la contestation en Iran.

AFP

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