Enseignants du public : ultimatum au gouvernement avant une «rébellion éducative»
Sit-in des enseignants devant le ministère de l’Éducation à Beyrouth, réclamant la correction immédiate de leurs salaires. ©Al-Markazia

Les enseignants du service public ont lancé un ultimatum clair au gouvernement: correction immédiate des salaires et amélioration des conditions de travail, sous peine d’une «rébellion éducative».

Mercredi, dans le cadre d’un sit-in devant le ministère de l’Éducation, ils ont réclamé l’intégration de toutes les primes au salaire de base, l’ajustement des indemnités horaires pour les contractuels et une multiplication des salaires par 37, afin de leur permettre de vivre dignement. Ils ont également menacé de déclencher un arrêt de travail illimité si leurs demandes restaient ignorées.

S’adressant au nom du rassemblement, le président de la Ligue des enseignants des écoles publiques, Hussein Jawad, a dénoncé les «politiques de report et de procrastination» du gouvernement et rappelé qu’«aucun droit ne se perd s’il est revendiqué». Il a pointé la stagnation observée depuis cinq mois, malgré les promesses de la ministre de l’Éducation, Rima Karamé, et a souligné que le gouvernement tourne le dos aux demandes légitimes des enseignants. «Nous exigeons la correction immédiate des salaires avant que nous entrions dans ce que j’appelle la rébellion éducative», a-t-il averti.

Les enseignants ont également mis l’accent sur le manque de soutien concret aux écoles. D’après eux, les fonds des établissements, déjà sous pression de dettes importantes, n’ont reçu que 1,5 million de dollars depuis le début de l’année scolaire. En outre, plus de 3.700 enseignants restent encore hors système de contrat et attendent d’être pris en charge par le ministère.

Hussein Jawad a annoncé que le mouvement se poursuivra par des grèves et des sit-in quotidiens devant le Parlement pendant l’examen du budget, accompagnés de manifestations pour rappeler aux députés leurs engagements envers l’enseignement public. « Si rien ne change, l’État, le gouvernement, le Parlement et la présidence devront assumer leurs responsabilités devant le peuple », a-t-il conclu.

 

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