À Doha, au Championnat d’Asie de tir aux plateaux 2026 (11–22 janvier), le Liban a fait parler la poudre… au sens sportif du terme : deux médailles d’argent, toutes deux signées par la jeune garde en fosse olympique (trap), dont un doublé retentissant de Ghassan Baaklini, argent en individuel et pilier d’une équipe junior également vice-championne d’Asie.
Dans une discipline où tout se joue à la régularité, à la main froide et au plateau “cassé” au bon moment, les juniors libanais ont trouvé la bonne mire au Qatar. Face à des nations mastodontes du tir continental, le drapeau libanais s’est invité sur le podium… et pas pour une simple photo de délégation.
Une médaille d’équipe au finish
Le premier coup d’éclat est collectif, et il a le goût des scénarios serrés : l’équipe libanaise juniors (Ghassan Baaklini, Nehme Garby, Anthony Sawma) décroche l’argent en trap par équipes avec 318 points, à seulement deux unités du Kazakhstan (320), et devant l’Ouzbékistan (313). Une course au centimètre, une médaille au mental.
Dans l’ombre de ce total, il y a des séries qui ne pardonnent pas, des passages où l’on refuse la panique, et cette capacité à “tenir la ligne” quand le plateau commence à peser plus lourd que le fusil. Le Liban, lui, n’a pas tremblé.
La confirmation d’un patron
Comme si une médaille ne suffisait pas, Ghassan Baaklini a remis ça en individuel. En finale juniors, le Libanais termine vice-champion d’Asie derrière l’Ouzbek Okhunjon Abdukoridov, au terme d’une compétition où Baaklini signe 111 en qualification puis 21 en finale. Du solide, du propre, du médaillable.
Ce n’est d’ailleurs pas un éclair isolé. Baaklini empile déjà les repères : or en 2024 au Koweït chez les juniors, bronze en 2025 au Kazakhstan lors de la 16e édition des Championnats d’Asie. Une trajectoire qui ne ressemble plus à une promesse, mais à un dossier.
Une délégation à six
Le Liban s’était déplacé à Doha avec six tireurs répartis en deux catégories trap : chez les hommes (Alain Moussa, Talal Karam, Mario Kozhaya) et chez les juniors (Ghassan Baaklini, Nehme Garby, Anthony Sawma). Une présence complète, entre expérience et relève, accompagnée d’un encadrement fourni.
En coulisses, la délégation était supervisée par le vice-président Jean Zailaa et le secrétaire général Sassine Rouhana (élu juge international durant la compétition, selon le communiqué fédéral), aux côtés des entraîneurs Akram Hamade, Wissam Khalil et Zeid Mezher. Et dans ce sport, ces détails-là ne sont jamais décoratifs : ils fabriquent les conditions d’un podium.
Le tableau final est simple : deux médailles d’argent, deux signatures identiques — les juniors, la fosse, la constance. Dans une compétition où le moindre plateau manqué laisse une cicatrice au classement, le Liban a choisi l’efficacité. Et, à Doha, il a surtout choisi l’avenir.




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