Eau au Liban : l’abondance en trompe-l’œil
©Ici Beyrouth

Le Liban dispose historiquement de ressources hydriques supérieures à celles de nombreux pays de la région, grâce à son climat hivernal et à son relief montagneux. Ses ressources en eau renouvelables internes (précipitations, rivières et nappes souterraines) sont estimées à environ 4,5 milliards de mètres cubes par an, selon la FAO. Elles alimentent près de 40 cours d’eau, dont 16 à écoulement permanent.

Cette abondance reste toutefois largement sous-exploitée. Plus de la moitié du ruissellement annuel est directement perdue en mer, faute de capacités de stockage suffisantes et en raison de la forte saisonnalité des précipitations. Résultat : des volumes considérables d’eau disparaissent avant d’atteindre les ménages ou le secteur agricole.

Les conséquences sont préoccupantes. Selon les critères des Nations Unies, le Liban se trouve en situation de stress hydrique élevé. En 2020, le pays a consommé près de 60 % de ses ressources en eau renouvelables, dépassant largement le seuil critique de 40 % au-delà duquel la pression sur la ressource devient insoutenable.

Cette pression devrait encore s’accentuer sous l’effet de l’augmentation de la demande, de la dégradation des infrastructures et de la stagnation des ressources disponibles. L’empreinte hydrique du Liban illustre ainsi un déséquilibre structurel croissant, soulignant l’urgence d’une gestion plus efficace, durable et intégrée de l’eau.

 

Source: FAO

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